La joie, élan vital

 
La-joie-elan-vital

Être c'est créer ... Et tandis que je sors des boucles et des programmations qui sont miennes et que je laisse faire en moi tout ce potentiel à générer du neuf, ma joie jaillit et me révèle ce qu'est l'existence.

Elle m'emmène non pas dans l'essentiel, mais dans l'existentiel.

Elle ne m'enseigne rien de ce qui est bon ou pas, de ce que je suis et de ce que je ne suis pas, de mes valeurs, de mes fondamentaux ... Non. Elle me fait toucher intensément à mon être, à mon existence, dans une communion avec l'autre.


 
Quand je quitte le conceptuel qui veut me faire ériger des théories sur l'essence des choses, dérouler mes programmes habituels, répéter le connu et que je plonge dans l'existentiel, en plein cœur du vivant, je me retrouve avec l'autre, dans la joie de vivre.

Car si cette joie n'était que ma joie, elle ne serait que plaisir ou satisfaction. La joie se partage et m'emmène, avec l'autre, au-delà du désespoir. Elle devient le signe que j'ai réussi à être créateur.

Cet élan vital me fait toucher à ma vérité profonde, à la vérité de l'être, il me fait traverser mes mémoires, dépasser mes pensées, désapprendre mes langages, dénoncer la soumission et - quand je me mets en accord avec la vibration du vivant - me laisse atterrir en pleine joie ...

Le plaisir et les satisfactions sont là pour aider à la conservation de la vie et la joie, elle, est présente pour la création de la vie. Elle me fait participer à une œuvre qui est plus grande que moi, elle m'apprend ce que c'est qu'être humain en touchant l'élan vital. Non pas comme une finalité, mais comme un chemin. Il n'y a pas de point d'arrivée, pas de destination, mais un magnifique chemin où l'on peut expérimenter le monde des vivants, au-delà de l'artifice du plaisir, dans la joie du vivant.

Au lieu de s'accrocher à mes habitudes, à mes certitudes, pour me conserver en me nourrissant de tristesse, je peux me risquer à me déposséder de moi-même. Car dans cet élan, rien ne se fige en moi, cet élan de vie me traverse et donne naissance à une graine porteuse elle-même d'autres graines ...

Est créateur par excellence celui dont l'action - intense - est capable aussi d'intensifier l'action des autres ...

Autant la réalité de la souffrance, est une évidence et une vérité absolue, autant la joie l’est, elle aussi, absolue, indépassable et peut jaillir quel que soit le terreau où elle prend racine, elle n'est aliénée par rien...

C'est bien connu, la joie est folle et nous sommes, par moments, nous aussi, fous de joie !




J'ai eu la chance d’assister il y a peu à une conférence étourdissante de Charles Pépin, aux "mardis de la philo", Bergson : éprouver le triomphe de la vie

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Tags Tags :  Joie   Elan   Bergson   Pepin   Philo 

Commentaire(s) :

1. Par Françoise le 27/11/2014
"Y a d'la joie
Bonjour,bonjour les hirondelles..."
C'est du "fou chantant" Charles Trénet...

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