
J’ai eu envie de poser quelques mots d’une œuvre particulière et signifiante, Lost Highway, sur les rivages inconnus d’un inconscient à créer, où une multitude d’histoires rêvées ou fantasmées se côtoient, où le temps et l’espace se dissolvent …
"Read what, Renee?”, ce film, c’est peut être là qu’il commence.
L’histoire de Fred, Pete ou de Mistery Man qui, tout en émergeant, se construit sans jamais en finir d’être lacunaire.
À l’image de notre mémoire, des bribes de mots nous reviennent, des séquences “animées” nous parviennent d’un passé qui reprend vie, toujours brulant et tellement réel …
Au milieu de ce brouhaha d’une boite de Jazz ou dans cette maison dépouillée et silencieuse, à l’image de certaines représentations de nos histoires.
À l’image aussi de ces femmes multiples, fatales ou voluptueuses qui se métamorphosent et viennent épouser l’éros et le thanatos dans une même foulée …
Aucun oubli n’est à espérer !
Que faire alors de l’ensemble de ce que l’on garde de nos histoires, de ce qui achoppe … ?
Comme ce lacanien qui va aborder le « trou », ce rien, ce vide qui donne du sens … et son bord et sa conscience … boucler et reboucler autour de cette bande de Moebius éternelle.
Les héros de David Lynch voyagent dans le mental et choisissent différents scénarios au gré de cette autoroute qui ne cesse de défiler …
Recommencement d’une pensée féconde de ses interprétations, mais qui a fini par trouver un point fixe, ou plusieurs, autour desquels tourner, comment autant d’attracteurs étranges.
Si vous ne l’avez pas encore vu … essayer de lâcher prise à la raison et prêtez vous à cette expérience des sens, comme au fil d’une histoire de coaching...
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